"Désormais, il n'y plus personne au-dessus de moi. Ni Balladur qui m'a foutu dans la merde, ni Chirac qui a voulu me faire la peau en douce. Fini, c'est moi le
chef, maître de mon destin et de celui de la France" pense l'homme en noir, les jambes croisées au milieu de son bureau élyséen. Putain, j'ai plus de voix, je me suis éclaté devant le zozo en moto
qui m'a suivi jusqu'à la salle Gaveau : "Merci aux Français pour ce score historique. Le monde politique ne sera plus comme avant, la France choisi la modernité, je l'a félicite". J'ai
sorti ça sans Gaineau mon nègre. Puis Johnny a chanté avec Henri Salvador, Didier Barbelivien était à la guitare. "Mais où est-ce qu'elle est Cécilia ?" "Ben, elle est partie ce coucher. Cette
campagne ça l'a crevée", j'ai répondu mais ça m'a gâché un peu la soirée. Je sais qu'après avoir voté pour je ne sais qui !!! Elle a pris avec ses deux filles un avion pour New-York. Réflechir,
décompresser, c'est bien mais ... Elle m'avais dit : "C'est moi ou l'Elysée ... Et les Français ont décidé ce qu'ils ont voulu. J'allais pas tout arrêter, là, à un chouïa, sur la dernière
marche du stade de France. C'est comme refuser de tirer le penalty de la victoire en coupe du monde !" dit-il en posant sa main sur un ouvrage fraichement sorti de l'imprimerie. Le dernier livre de
Yasmina Reza, sur lui.
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