Je me souviendrai que c'est dans le silence, derrière les lourdes portes de la cour des mineurs de Paris que le procès se déroulera. Ce matin, les portes se sont ouvertes pour voir Fofana en sweet
blanc et collier de barbe, décontracté, nonchalant, entouré de ses 26 co-accusés. Il veut devenir célèbre, alors il s'est mis à braver la cour, lançant un Allah Akbar, se réclamant ARABS Africaine
révolte armée barbare salafiste. Il dit être né le 13 février 2006 à Sainte Geneviève des Bois, la date et le lieu où Ilan a été retrouvé mort. La présidente lui répond sèche, que ses informations
sont erronées. Parmi les co-accusés, il y a Emma, 17 ans, l'appât d'origine iranienne. La belle brune a attiré Ilan dans le piège. C'est parce qu'elle était mineure au moment des faits comme un
autre accusé que les avocats de la Défense ont réclamé le huis-clos. Un silence sur l'affaire obtenu. Dans la salle des pas perdus, il y a la mère d'Ilan Ruth, tête baissée, entourée de ses filles
et de son gendre, protégée par les forces de l'ordre qui repousse un journaliste. Il ya la mère et la soeur du type qui a participé à la garde d'Ilan dans la cave. Elles se cachent. La mère Fofana
et son fils qui ressemble au chef du gang repousse les jeunes juifs qui leur crient "Justice pour Ilan !" On voit un coup de pied qui part et des forces de l'ordre qui utilisent leurs matraques.
L'avocat de la famille dénonce le silence qui va couvrir cette affaire. Derrière lui, des jeunes jouent des coudes pour passer à la télé. Silence, on juge, jusqu'au mois de juillet.
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